Gros coup de coeur pour « Write a Bike », ces vélos personnalisés signés Juri Zaech.
Gros coup de coeur pour « Write a Bike », ces vélos personnalisés signés Juri Zaech.
Ca y est : we’re moving !
En exclu-lulu, voici la vue que nous aurons désormais du lundi au vendredi (enfin, j’exclus pas non plus certains week-ends… ) et je pense qu’on n’est pas prêt de s’en lasser.
Et oui, après presque 3 ans dans le 18ème parisien, Contrexemple s’installe dans quelques jours dans le 2ème arrondissement.
Mais trouver ce petit bout de ciel bleu n’aura pas été une mince affaire comme je l’évoquais déjà dans le 1er épisode : des mois de recherches, des dizaines de visites parfois franchement déprimantes, des sueurs froides à l’annonce de certains loyers (je passe sous silence les frais d’agence qui oscillent entre 3 000 et 4 000 € pour un bureau parisien de 30/35 m2…), quelques semaines de galère sans bureau fixe et des discussions à n’en plus finir sur les critères-pas-négociables et les compromis possibles…
Au final, notre quête d’un nouveau bureau se termine plutôt bien avec un espace petit mais bien agencé, très clair, situé pile-poil au pied de l’une des stations de métro qu’on convoitait et – last but not least – un loyer mensuel décent. Cerise sur le gâteau : des petites entreprises (comme nous quoi !) en nouveaux voisins-voisines.
Bon allez, je vous laisse : j’ai des cartons à faire
A suivre dans le 3ème épisode : les photos of course !
En attendant, n’hésitez pas à cliquer sur la photo du dessus pour apprécier la vue…
Alors qu’on pourrait croire la conception des business card très formatée, voici une innovation « gonflée ».
Cette carte de visite a été réalisée par l’agence Demner, Merlicek & Bergmann pour le Dr Hajnal Kirpov, spécialisé en… chirurgie esthétique. Elle possède 2 rubans élastiques qui se gonflent lorsqu’on place ces doigts par l’arrière simulant les implants de la silhouette.
Belle idée et sacrement efficace. Le nom du Dr fait déjà le tour du web grâce à cette carte !
Après 20 ans de bons et loyaux services, le logo de GAP a fait peau neuve. Seulement à peine dévoilé, ce nouveau logo, conçu par l’agence Laird and Partners, a suscité la vive critique des internautes : pas créatif, trop banal, mal adapté,…
Jugez plutôt par vous-même le changement :
Face à la polémique, Gap n’a pas tardé à réagir… en renonçant purement et simplement à ce nouveau logo ! La marque US a ainsi mis en ligne hier sur sa page Facebook un message expliquant que les critiques avaient été entendues et que l’ancien logo reprenait du service. Gap a même été plus loin en précisant dans un communiqué officiel : « Il est clair que nous n’avons pas procédé de la bonne manière. Nous reconnaissons que nous avons manqué une bonne opportunité d’engager le débat avec la communauté en ligne. »
Cette polémique me rappelle celle suscitée il y a quelques années lors du lancement très critiqué du logo de Londres 2012 qu’on avait évoqué ici. Sans reculer, le Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Londres avait revu sa copie pour proposer un logo plus consensuel, davantage en lien avec les souhaits des Britanniques.
Bon, l’idée n’est pas de faire de Par exemple un blog littéraire. Mais j’avais quand même très envie de prendre 5 minutes pour évoquer ici un nouveau bouquin. Rien à voir avec la communication cette fois-ci puisqu’il s’agit d’un roman : Ru.
Quésako Ru ? Littéralement, ru signifie « petit ruisseau » et, au figuré, « écoulement (de larmes, de sang,…) ». En vietnamien, ru signifie « berceuse », « bercer ». Un mot qui prend tout son sens quand on lit le premier roman de Kim Thuy.
J’aurais bien du mal à résumer ce livre car Ru est un livre vraiment à part. Le récit d’une vie racontée sous le prisme d’instantanés anecdotiques, dramatiques et de souvenirs ravivés au hasard du quotidien. Aux dates et faits marquants, Kim Thuy a préféré l’émotion pour évoquer son départ du Vietnam, enfant, avec d’autres boat-people, sa vie dans un camp de réfugiés en Malaisie, ses premières années à Montréal, sa ville d’adoption, ou encore son quotidien d’aujourd’hui avec un fils autiste.
Au fil du récit, les fragments du passé s’assemblent et se dessine en filigrane le portrait d’une femme blessée mais toujours portée par l’espoir. Sans rancoeur, sans aigreur, Kim Thuy revisite aussi à travers sa propre histoire celle de tous ces exilés, coincés entre souvenirs, déracinements et reconstruction.
La voix de Kim Thuy sonne incroyablement juste. Son écriture (en français alors que ce n’est pas sa langue maternelle !) est saisissante.
Bref, ce « petit ruisseau » est une grande rivière dans laquelle je vous conseille vivement de plonger !